lundi 14 avril 2014

Un peu la neige

Non non, c'est une blague, les prévisions de neige nocturne à cause du front froid qui nous arrive demain ne sont pas sérieuses. Impossible. Ou alors, ce sera tellement nocturne qu'on n'en saura rien, qu'on n'en verra aucune trace et que les jardins n'en souffriront pas.
La neige que l'on veut bien considérer, c'est celle des pétales de Cherry Blossom en cours de disparition :


 Ce dimanche au soleil, c'était le moment où les cerisiers devenaient verts, tandis que des milliers de pétales s'envolaient sur les têtes de milliers de visiteurs décoiffés et émerveillés...


Revoir encore cette beauté fragile...
Admirer la grâce éphémère des fleurs blanches sur les branches noires des petits arbres aussi surveillés que les musées environnants...
Goûter l'instant...


Juste avant de plonger dans la Semaine Sainte.



mardi 18 mars 2014

En croire nos yeux...

1) Regarder le calendrier : mars qui rit malgré les averses, bientôt le printemps, Saint Patrick et ses grandes festivités tout en vert (tradition irlandaise oblige)
2) Comparer avec la réalité dehors : 

20 centimètres de poudreuse, comme prévu par les services météo que l'on se refusait à prendre au sérieux, une fois de plus
3) Regarder encore le calendrier
4) Vérifier par les autres fenêtres de la maison, mais c'est tout aussi blanc :

et il faut aller déneiger l'entrée et le trottoir, même si les écoles sont encore fermées...


5) Deuxième jour, regarder par la fenêtre


 6) C'est toujours aussi blanc, on n'a pas rêvé


7) Regarder de plus près : il y a du sang et les traces d'une lutte féroce sur la neige...

8) Un lapin dévoré par le renard ? Juste sous la fenêtre de la chambre ?
9) Se remémorer que l'on habite à quelques miles de la capitale fédérale des États-Unis d'Amérique
10) Se dire qu'il faut décidément de tout pour faire un monde, et donc accepter la réalité de ce que nous voyons...
Le début de la sagesse ?

lundi 3 mars 2014

Il neigeait, il neigeait toujours...

Mais quand les flocons blancs eurent enfin cessé
D'assaillir la colline et les arbres glacés,
Le soleil épandit sur les bourgeons futurs
Diamants, éclats d'acier, paillettes de froid pur.

Tout, après la tempête, en fut transfiguré.
On respirait enfin, on osait espérer,
Puisque le mois de mars apporte le printemps
Que demain serait doux, magnifique, apaisant.

Las, il n'en sera rien, il faut attendre encor...
La neige tient les coeurs, l'hiver est le plus fort.
Du vent ou du verglas qui sait ce qu'on redoute ?
Les enfants en tout cas ne prendront pas la route

Des écoles fermées une nouvelle fois.

Mais enfin, comment font-ils, ceux qui habitent dans les états situés plus au nord ? Et les Canadiens ? Ils n'arrêtent pas de travailler pendant tout l'hiver ! Qu'est-ce qui manque, autour de Washington DC, pour que la vie continue malgré les frimas ?


vendredi 14 février 2014

Mille tempêtes et un enterrement

Après la dernière neige de la nuit, un magnifique lever de soleil cuivré est venu promettre le dégel. C'est encore un jour sans école, parce que les routes et les parkings sont loin d'être dégagés...
Pourtant une foule d'amis a réussi à se frayer un chemin jusqu'à l'église, pour la messe d'enterrement d'un gentil monsieur mort brutalement samedi dernier après une opération pourtant réussie...
Une belle cérémonie à l'américaine, comme dans les films, avec dans un premier temps la possibilité de se recueillir devant le cercueil à demi ouvert, puis la messe elle-même et l'éloge du défunt. L'occasion de découvrir que derrière son sourire paisible, l'aimable vieil homme menait une existence très active, partagée entre sa famille et de multiples activités caritatives, en plus du catéchisme dont Petit Bouton d'or bénéficiait.
Elle en était d'ailleurs revenue un soir très surprise : "Tu te rends compte, il a osé dire que Sainte Thérèse de Lisieux est une sainte récente parce qu'elle a été canonisée en 1925 !..."
Bien sûr, pour une fillette de 12 ans, c'est loin dans le passé...
Mais Mr Phillips était né en 1929... Cela ouvre d'autres perspectives sur le monde et sur l'histoire.
Et tandis que son fils et ses amis évoquaient sa mémoire, on entendait le bruit des pelles à neige qui se hâtaient de dégager les abords de l'église... Puis le convoi est parti vers le cimetière, avec un surcroît de lenteur à cause des tas de neige glacée qui encombrent les carrefours... Déposer dans sa tombe le corps de l'être cher doublement enseveli sous la terre et sous la neige...

Alors on se prend à penser qu'il nous invite, avec son bon sourire, à continuer notre parcours, à creuser encore et toujours, jusqu'au Ciel... Et qu'il nous accompagne.

mardi 4 février 2014

Si par une nuit d'hiver...

Ce n'est pas que la vie se mette soudain à ressembler à un roman... Non, rien de palpitant. Le quotidien, c'est tout (et ce n'est déjà pas si mal, du moment que le chauffage fonctionne).
Mais un quotidien si régulièrement marqué par des alertes météo sans suite (hazardous weather outlook et autres winter storm warning) que l'on hésite : soit on n'y croit plus, on ignore, et le jour où les écoles ouvrent effectivement deux heures plus tard à cause de la neige ou du verglas ou d'on ne sait quoi, on est surpris ; soit on reste attentif, responsable et concerné ; soit on se prend à rêver... Un beau texte... Un bon livre...
Et c'est ainsi que le roman d'Italo Calvino s'est imposé : toute la magie de la littérature, tournée en dérision alors même que le talent de l'écrivain se déploie... Une dizaine de romans commencés, une quête de cohérence menée avec un clin d'oeil ici et là, toutes les ficelles du genre étalées sous nos yeux, en grand, et pourtant, on se laisse prendre à chaque fois...

Et ce soir encore... Si par une nuit d'hiver, un voyageur...

(Merci au Grand Chêne, voyageur lui aussi ces jours-ci, qui s'est amusé à regarder cet hiver d'un autre oeil, un soir où il avait vraiment neigé...)

mardi 7 janvier 2014

De froid...

... et de sciences physiques.
Depuis sa naissance, Petit Lierre a toujours entendu ses parents commenter le temps qu'il faisait en essayant de convertir la température (donnée en degrés Fahrenheit) en degrés Celsius. La formule n'est pas simple, il faut additionner 32 à la température en Fahrenheit, puis diviser par 2, et le résultat est approximatif... Mais on y arrive. Le plus simple serait quand même de se convertir soi-même et de s'habituer à penser en Fahrenheit. Sachant que l'eau gèle à 32°F et qu'à partir de 70°F, on a bien chaud.
Mais dans certaines situations extrêmes, il n'y a plus d'habitude qui tienne : on doit en revenir aux bons vieux calculs de conversion, afin de bien appréhender la réalité météorologique.
Sinon, on peut reproduire ce que la maîtresse de Petit Lierre a fait faire à ses élèves aujourd'hui :

sur un thermomètre gradué dans les deux unités, le coloriage du niveau de liquide n'est pas absolument précis mais quand même bien bas...
Ce n'est pas le Dakota du Nord, on a de la chance, mais le chauffage qui fonctionne sans arrêt n'empêche pas la formation de glace sur les fenêtres, et on apprécie plus que jamais le chocolat chaud aux marshmallows !

mercredi 1 janvier 2014

Pour un premier janvier...

... qui commence par un petit-déjeuner gourmand et doux, on avait confié à la machine à pain le soin de faire une brioche. C'est toujours un peu aléatoire, le résultat n'est pas garanti parce que l'on oublie d'une fois sur l'autre quelle proportion de farine spéciale bread on a utilisée, et quelle cuisson on a programmée. Dans l'ensemble, le résultat obtenu est quand même agréable.
Mais cette fois, il y avait une surprise au démoulage :


Et bien sûr, ça donne des idées :


Et voilà que l'an neuf se présente avec une bonne tête :


Heureuse année 2014 à tous et à chacun !