lundi 18 août 2008

Vauban, dominos... et Victor Hugo

C'est peut-être un reste de l'enfance... Au début du mois de juillet, que l'on reste à la maison ou que l'on prépare un voyage, la quantité de jours et de semaines à venir avant septembre constitue en quelque sorte une garantie, un capital sur lequel on s'appuie, une citadelle à la Vauban dans laquelle on s'installe avec une certaine confiance, loin des obligations pesantes qui font le quotidien. L'expérience des années passées n'y fait pas grand-chose et l'on ne peut se défendre de partager un peu la joie des plus jeunes, à l'idée de vivre de longs moments sans contrainte scolaire d'aucune sorte...
Fragile garantie, éphémère capital, illusoire citadelle... Les jours tombent les uns après les autres comme autant de dominos qui semblent s'entraîner dans leur chute. Bientôt la fin du premier mois, août prend la relève et les semaines défilent jusqu'à la date plus marquante du 15 août. Ce n'est pas précisément la fin de l'été, mais il devient alors si simple de procéder au compte à rebours avant la rentrée que l'on s'y croit déjà.
L'avantage de l'état adulte, c'est que l'on ne se laisse pas tout à fait étourdir par le nombre de mois contenus dans une année scolaire. On sait bien qu'ils passeront, peut-être pas aussi agréablement, mais tout aussi vite, c'est certain. La douce compagnie du poète devient alors un recours contre le vertige de l'éphémère : puisque le temps passe, que cela soit joli !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Que de choses vraies dans ton nouvel article. Alors profitons de ces quelques jours qui nous restent avant la rentrée ! A bientôt. Laure

jardinette a dit…

beaucoup de nostalgie sur la fuite du temps ! et plus on va , plus vite ça défile ! alors courage et vive la vie !